Sur les traces des Jacquets 

L'important ce n'est pas le but, l'important c'est le chemin. 

L'Europe par les Chemins de St-Jacques de Compostelle 

Caminoropa 

 

 

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Spézet - Brennilis    

35 km 

  

La chapelle Notre-Dame-du-Crann ou C'hran(bois, taillis en breton) offre un bel accueil aux visiteurs cet été, avec une explication audio sur tous les trésors qu'elle recèle, notamment un beau vitrail St-Jacques et une statue. Les pèlerins y venaient honorer d'abord Notre-Dame puis St-Jacques, patron de tous les pèlerins. Comme à Chartres, un magnifique vitrail raconte la vie du martyr et la translation de son corps. Selon la tradition, au 13e s., le seigneur de la région, ancien compagnon de Saint Louis, qui était malade de la peste, aurait fait voeu, s'il guérissait de consacrer sur ses terres, un oratoire à Notre-Dame. Passé Landeleau, je me dirige plein nord vers les Monts d'Arrée et la route monte doucement. A Collorec, je photographie une fontaine avec une coquille, signe du passage de pèlerins jadis. Une découverte étonnante se trouve à St-Herbot, un modeste village. On la désigne comme une "cathédrale à la campagne". "Lieu magique, cadre enchanteur, St-Herbot étonne et séduit". On admire particulièrement la tour, le porche sud avec la statue de St-Jacques. A l'intérieur le saint se trouve aussi sur deux panneaux en bas-relief. Plusieurs jolies légendes se racontent au sujet de l'ermite Herbot, qui aimait plus la compagnie des animaux, en particulier les bestiaux, avec lesquels il conversait, que les humains. Entré au Paradis, il va demander, et obtenir, d'en être le saint patron. Les animaux lui sont pieusement restés fidèles et  les bestiaux, si leur maître néglige de les amener au pardon de St-Herbot, s'y rendent seuls ! Sur le chemin, je fais du rete une rencontre, peut-être par la grâce de St-Herbot. Une gentille dame prénommée Germaine promène au bout d'une laisse Luc, un bouc tout blanc. Elle m'explique l'avoir trouvé dans sa grande propriété trois ans plus tôt et que personne n'est jamais venu le réclamer. Déjà propriétaire de plusieurs animaux de compagnie, elle l'a adopté et lui fait faire une promenade quotidienne, afin que ses sabots s'usent un peu sur le bitume. J'arrive finalement à Brennilis, sous une pluie battante, terme de ma brève étape du jour, à proximité de l'auberge du Youdig, gîte de pèlerins où se racontent le soir venu des contes de ces contrées mystérieuses peuplées d'elfes et de korrigans. Selon les croyances celtiques, on y trouvait ici les portes de l'au-delà. 

 

 

Brennilis - Locquirec    

75 km 

  

Une magnifique étape avec un temps superbe se trouve devant moi. La (modeste) montée des Monts d'Arrée jusqu'au col de Trédudon (361 m d'altitude tout de même !) avec un paysage beau et austère à la foi, des collines couvertes d'ajoncs  et de bruyères. Je passe dans le plus haut village de Bretagne, La Feuillée, qui état un lieu jacquaire de première importance, puisqu'il fut le siège d'une des plus puissantes commanderies des Hospitaliers de St-Jean-de-Jerusalem. Il n'en reste malheureusement presque plus aucune trace, si ce n'est une petite chapelle. Derrière le col se trouve l'abbaye du Relecq, où des moines se sont installés en 1132. Elle connut une très (trop) grande prospérité, ce qui lui conduira à sa perte, comme tant d'autres, surtout à la Révolution. Le petit bourg du Cloître-Saint-Thégonnec était du reste un prieuré de l'abbaye du Relecq. Le souvenir du loup est bien présent dans la région, puisqu'un musée lui est consacré et une belle fontaine avec une famille de loups y est érigée. J'arrive ensuite à Morlaix, principale ville de la région. Les Romains lui ont doné le nom "Mons Relaxus". Elle a prospéré dès le XIIIe s et acquis même une dimension européenne grâce aux échanges maritimes. Je flâne avec plaisir dans ses jolies ruelles et photographie deux statues St-Jacques, placées en façade de belles maisons, surtout la maison de la Duchesse Anne (où elle n'a jamais résidé du reste puisque bâtie bien plus tard, au 16e s.). De Morlaix on peut se diriger vers Locquirec ou vers St-Pol-de-Leon. Je prends comme prévu la première variante et passe à Ploujean, l'une des plus anciennes paroisses (plou) de Bretagne. La chapelle Notre-Dame, qui est fermée, enferme une statue St-Jacques. Je visite par contre celle de Saint-Antoine, sur la paroisse de Plouézoc'h. Elle date de 1574 et a été très joliment restaurée en 1988. Une statue Saint-Jacques a été reconstituée sur la base de photos d'une statue polychrome du 16e s disparue. Elle accueille le visiteur au-dessus de la porte d'entrée. J'approche de mon but et la dernière visite est celle de la chapelle Notre-Dame-des-Joies, qui est en forme de tau (T). Cette fois la chance est avec moi puisque des visites sont organisées par la paroisse et menées par des jeunes. L'apôtre est représenté en bas-relief du 17e. Locquirec n'est plus qu'à quelques coups de pédale et j'atteins enfin la station balnéraire et son flot de touristes. Comme l'église est fermée aux visites dès 17 heures, je la remets au lendemain. Le saint est visible à l'extérieur sur une tour et un calvaire. Mon guide relate que selon la légende datant de la fin du 19e s., le corps d'un moine vêtu d'un habit de pèlerin aurait été trouvé une nuit par des marins sur une barque étrange, sans équipage ni voile, et entourée d'une nuée lumineuse. On l'a reconnu comme Saint-Jacques et a été  honoré comme tel. Il est dit en quelque sorte que Locquirec est le Compostelle des Bretons, et qu'on peut tout aussi bien y venir plutôt qu'en partir, comme je l'ai fait. 

 


 

Morlaix - Saint-Pol-de-Leon  

24 km 

  

Après la visite de l'église Saint-Jacques, où une ampoule dans un reliquaire à la sacristie est censée contenir une goutte de sang de l'apôtre, nous retournons en voiture à Morlaix. De là je pédale le long de la rivière de Morlaix vers Moguériec, attesté comme lieu de départ et d'arrivée de pèlerins. Je longe la rivière et m'arrête à Locquénolé, avec son église où le saint aurait fait jaillir une source miraculeuse sensée guérir  yeux, ventre et verrues. Par ce temps très chaud et sec, la source est quasiment tarie. Saint-Pol-de-Léon est le siège du premier des sept évêchés de Bretagne. Elle est nommée non pas selon saint Paul mais son patron et premier évêque, Pol Aurélien, au 6e s. La cathédrale de pur style gothique enchâsse ses reliques. J'arrive dans cette cité de caractère sur la baie de Morlaix juste avant que le temps change "façon bretonne" et ouvre subitement ses vannes célestes. Quatre kilomètres plus loin au nord-ouest j'atteins Moguériec en Sibiril, plus précisément l'endroit nommé quartier St-Jacques. Comme le temps s'est remis au beau fixe aussi vite qu'est venu l'orage, je prends le temps de me reposer et me restaurer, confortablement installé sur la plage où la mer s'est retirée. 

 


 

Pointe Saint-Mathieu - Le Faou  

72 km 

  

Nous rejoignons en voiture le couchant de la Bretagne d'où part le plus long des chemins bretons. Le guide a bien raison : ce départ vers Compostelle est certainement le plus fort que la Bretagne puis nous offrir. Les ruines de l'église abbatiale et la mer, ce sentiment qu'on est au bout de la Terre. Le rêve armoricain prend ici ses racines. Je prends le temps de flâner entre le mémorial pour les marins français disparus, les ruines, la chapelle Notre-Dame des Grâces et le musée de l'Abbaye, où je fais tamponer ma crédencial. Après une photo souvenir au km 0 marqué par une borne ornée de la coquille et l'inscription "Compostelle 1958 km". Le temps est tout bonnement splendide. Je pédale sur des jolies petites routes tranquilles et fais un léger détour au phare du Petit Minou. Son fort militaire est un peu moins célèbre que le fort de Bertheaume, peu après Saint-Mathieu, mais la vue sur le goulet de Brest est superbe. Après ma pause casse-croûte passée à contempler la presqu'île de Crozon, je repars pour Brest. Un couple de cycliste canadiens m'accompagne jusqu'à la ville. Nous sommes d'accord que Brest n'est peut-être pas la plus belle des villes, mais son port et la vue sur sa rade, considérée comme l'une des plus belles du monde, valent largement le détour. Je passe derrière l'imposant port militaire et le port de plaisance puis traverse finalement sur la rivière Penfeld et atteins le monument le plus marquant de la ville, le château-fort. Je ne m'y attarde pas et roule vers la sortie de la ville, dépasse Océanopolis et franchis l'Elorn sur le pont Albert-Louppe. L'ouvrage assure depuis 1930 la liaison entre Léon et Cornouaille. Auparavant un bac permettait le franchissement du fleuve au lieu dit Le Passage. En 1994, ce pont a été doublé pour le trafic rapide à 4 voies par le pont suspendu très esthétique de l'Iroise. Les promeneurs et cyclistes ont ainsi toute la tranquillité voulue pour profiter de la superbe vue sur la baie de Douarnenez. Le village suivant est Plougastel-Daoulas, où se remarque une grande fontaine en forme de coquille avec une statue en bronze d'un pèlerin et son chien. Mais c'est surtout le célèbre calvaire monumental qui attire l'attention. Il fut construit entre 1602 et 1604, après la peste de 1598, en pierre du pays. Il présente en tout 180 personnages sculptés, sur 2 niveaux de frises superposées, qui racontent la vie de Jésus, de sa conception à sa résurrection. Les quatre évangélistes occupent les angles du socle. En 1944, il fut sauvé du désastre par un officier américain, qui l'a mis à l'abri des bombardements. Il a ensuite créé une fondation aux USA ayant pour but de restaurer le monument. Il a été bien entendu nommé citoyen d'honneur de Plougastel. Le calvaire a été rénové en 2004 pour célébrer son quatrième centenaire. Le prochain village, Daoulas, présente plusieurs points d'intérêt. La maison dite de Jérusalem, fondation des Hospitaliers pour les pèlerins, la chapelle Sainte-Anne et son ancien "hospital". Face à elle, l'ossuaire. Enfin le porche des Apôtres, avec St-Jacques, ouvre sur le cimetière. L'église abbatiale du 12e s. offre l'un des rares exemples du roman dans le Finistère. Le prochain village est Hôpital-Camfrout (la "rivière sinueuse"). Au Moyen Age de nombreuses routes de pèlerinage se croisaient sur son territoire. Il y avait donc un prieuré et sans doute un hôpital à l'usage des pèlerins, d'où le nom du village. La façade occidentale de l'église Notre-Damede-Bonne-Nouvelle est selon mon guide l'un des plus beaux exemples Renaissance en Bretagne. Commencée en 1490, elle ne sera achevée que quatre siècles et demi plus tard. L'étape finale, Le Faou (le hêtre, en breton) au centre géographique du Parc naturel régional d'Armorique, créé en 1969, qui regroupe une quarantaine de communes. L'église Saint-Sauveur (16e s.) possède une belle statue St-Jacques pèlerin, en pierre polychrome. Le porche abrite aussi un saint Jacques vêtu d'un mantelet couvert de coquilles. 

 


 

Le Faou - St-Jacques en Bannalec 

115 km 

  

La plus longue étape du Chemin sera parcourue sous le même soleil radieux que les jours précédents. Alors que j'avais déjà parcouru plusieurs kilomètres, je me suis rendu compte que mon guide conseillait fortement la visite de l'église Notre-Dame-de-Tout-Remède, à Rumengol. Le problème est qu'elle se trouve à un jet de pierre de mon lieu de départ ! Pour ne pas avoir trop l'impression que je ne fais que du surplace, je choisis de plus petites routes qui serpentent à travers champs et forêts, dans les premières pentes des Monts d'Arrée. Grâce à un aimable quidam, je ne m'égare pas et arrive à destination, alors qu'une fête du Pardon est célébrée à l'office. L'église est pleine comme un oeuf. Le lieu est rempli d'une grande sérénité. C'est l'un des principaux centres de pèlerinage marial en Finistère. Je dois cependant revenir dans ma direction initiale. Je fais cependant l'impasse de la visite de Châteaulin et passe plus au nord, franchissant douces collines et paisibles rivières. Je traverse Pleyben, Briec, Langolen et finalement Rosporden, une charmante ville où les habitants profitent pleinement des possibilités de loisirs offertes au bord des étangs. J'arrive au but  en fin de journée et fais la connaissance de Martine et Guy Flégéo, personnages haut en couleur et connus dans toute la Bretagne et plus loin encore. Leur chaleur et leur gentillesse nous fait sentir rapidement comme à la maison, dans leur Taverne Saint Jacques où il fait bon échanger avec les habitants du village ou avec un couple de pèlerins de Vannes. Nous passons une formidable soirée avec la succulente nourriture servie par Martine et les nombreuses anecdotes pleines de sagesse de Guy, extrêmement attentif à l'environnement et l'écologie, comme tout bon druide qui se respecte. Guy est un ardent défenseur de la culture celtique et de la Bretagne, mais il accueille chaque étranger comme un ami, pour autant que celui-ci accepte la réciproque. 

 


 

St-Jacques en Bannalec  - Quimperlé 

20 km 

  

Je demande au matin la clé de la chapelle Saint Jacques et la visite en toute tranquillité. Je ne suis pas pressé puisque mon Chemin se termine à la mi-journée à Quimperlé, où l'église Sainte-Croix s'élève dans la ville basse, île entre Isole et Ellé. C'est l'abbatiale d'un ancien couvent fondé au XIe s, sur les ruines d'un monastère plus ancien. Elle s'inspire du plan en croix grecque de la basilique Saint-Sépulcre-de-Jérusalem. L'abside est selon le guide la plus belle que l'art roman ait produite en Bretagne. Il y a une crypte avec des chapiteaux remarquables, deux tombeaux dont celui de saint Gurloës, fondateur de l'abbaye, et des statues, dont deux Saint Jacques et une Saint Roch, sans oublier une Notre-Dame-de -Grâces que j'avais salué au départ de la point Saint-Mathieu et qui m'accueille à mon arrivée.  Je n'irai ainsi pas plus loin cette année, mais me promets de revenir ici le plus tôt possible et de reprendre le Chemin de Bretagne jusqu'à son terme. 

 



 

Languidic - St Jacques en Bannalec 

75 km 

  

Je me remets sur ce chemin deux ans plus tard, en le prenant cette fois-ci à contre-sens,  remontant vers l'ouest la jolie vallée du Blavet aux pentes boisées. A Pont-Scorff se trouve un vieux pont des 15e et 17e s. dont l'origine remonte à la voie romaine. Près de là se dressent les vestiges d'une chapelle des hospitaliers de St-Jean-de-Jérusalem. Finalement, je traverse de nouveau avec plaisir la jolie ville de Quimperlé puis m'égare quelque peu sur des petits chemins de la campagne morbihannaise, avant de retrouver avec joie le havre de paix qu'est l'auberge de ce cher Guy Flegeo à St-Jacques-en-Bannalec. 

 


 

St Jacques en Bannalec - Landeleau 

75 km 

  

Après une bonne nuit réparatrice, je me sens fin prêt à affronter les montagnes noires. Le crachin qui m'accompagne est idéal pour l'ambiance des lieux. Près de Le Fouët se trouvent deux chapelles  célèbres, la première est celle de St-Fiacre, avec un vitrail St-Jacques enfant. La seconde est dédiée à Ste-Barbe dans un environnement digne d'une carte postale, dominant d'une centaine de mètres la vallée de l'Ellé. Elle fut construite en une vingtaine d'années par un noble, Jéhan de Toulboudou, qui a eu la vie sauve lors d'un orage au cours d'une partie de chasse. Le site comporte encore une chapelle seconaire St-Michel, un ossuaire, une tour-clocher, où je fais sonner la cloche protégeant les pèlerins de la foudre et des dangers du voyage, une escalier monumental et un calvaire. Je peux ainsi reprendre sans crainte ma route et franchir le col de pour foncer dans la vallée de l'Aulne, qui sépare les massifs des montagnes noires et les Monts d'Arrée, d'où j'étais parti il y a 2 ans. 

 


 

Languidic - Vannes 

50 km 

  

La journée débute par une visite de la chapelle St-Jacques (15e - 16e s), qui s'élève sur un ancien site templier. A l'intérieur l'apôtre est représenté par une statue polychrome et un vitrail. Le chemin est formé d'un patchwork de landes, de petites routes et de quelques bribes de chemins creux. A mi-chemin se trouve Brec'h, où j'apprends par mon guide qu'ici se croisaient deux voies romaines et où une bataille a scellé le sort de la Bretagne en 1364 par la victoire de Jean de Montfort sur Charles de Blois. Tout près se trouve le champ des Martyrs où en 1795 furent fusillés 950 soldats royalistes. Une chapelle funéraire s'élève en ces lieux depuis 1829. Dans l'église paroissiale se dresse une statue de St-Jacques du 15e s portant une curieuse coiffure en forme de mitre. Elle provient de la chapelle St-Jacques à la sortie du village, qui ne peut pas être visitée car elle est en complète rénovation. La ville de Vannes est l'étape finale de la journée. Il y a énormément de choses à voir et visiter car elle a acquis au cours des siècles un patrimoine d'une richesse exceptionnelle qui lui vaut d'être aujourd'hui un centre de tourisme réputé. Son port a évidemment joué un rôle central dans son développement dès l'époque romaine. Les souverains de Bretagne y ont installé leur cour aux 10e et 11e s dans le château de l'Hermine. 

 

 

Vannes- Guenrouët - Blain 

110 km 

  

Le chemin suit d'abord le rivage maritime au fond du golfe du Morbihan et plus précisément l'un de ses bras, la rivière de Noyalo. Une réserve naturelle, les marais de Séné, s'étend sur 400 hectares et accueille des dizaines de milliers d'oiseaux. En s'enfonçant dans la verte campagne, j'atteins Questembert qui est très fière, tout comme Le Faouët, de ses magnifiques halles. Il s'agit ici de l'un des plus antiques marchés de France à charpente de bois. Elles ont été construites en 1552 et rénovées en 1997. En milieu de ce bel après-midi dominical, j'ai le temps de m'attarder dans la belle ville de Redon, port de plaisance important sur le canal de Nantes à Brest, avec son quai st-Jacques. Je termine l'étape en suivant le chemin de halage, passant devant une minuscule chapelle St-Jacques jusqu'à Guenrouët.  

Le lendemain matin, je roule encore 1 heure le long du canal pour arriver à Blain, que j'avais visité il y a cinq ans sur le Chemin des Capitales. La boucle est ainsi bouclée, mais j'ai bon espoir de revenir encore dans ce beau pays pour suivre un dernier tronçon du Chemin en Bretagne, celui de Paimpol. 

Après la Normandie, j'ai voulu continué à découvrir en famille la Bretagne par d'autres chemins de St-Jacques que celui parcouru il y a trois ans, entre Le Mont-St-Michel et Nantes. Mon choix s'est porté sur deux chemins qui font une jonction à Quimperlé. Le premier me fait découvrir les paysages austères et mystérieux des Monts d'Arrée pour atteindre Locquirec, siège d'une importante tradition jacquaire et St-Pol-de-Leon, siège épiscopal du Leon. Le second me fait découvrir la Côte d'Iroise depuis la magnifique Pointe de St-Mathieu, endroit où le mot Finistère "Fin des terres" prend tout son sens, jusqu'au pied des Montagnes Noires. Les explications donnés ci-après sont tirées pour leur grande partie par le guide de l'Association bretonne des amis de St-Jacques de Compostelle. 

des Monts d'Arrée aux côtes armoricaines, août 2015 et 2017 

Les Chemins bretons