Sur les traces des Jacquets 

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des Grisons jusqu'en Ligurie - octobre 2017 

Disentis - Caslano     

150 km 

  

On ne change pas les bonnes habitudes, dit-on. Tout comme l'année passée au Grand-St-Bernard, la neige s'est invitée pour mon départ. A mon arrivée à Disentis, devant le temps très peu engageant et les routes incertaines, j'ai opté pour la prudence en passant ma première nuit à Disentis, au couvent des Bénédictins. J'ai bénéficié des conditions optimales de ce haut lieu de prières et dès le lendemain, alors que les précipitations avaient cessé, j'ai pu m'attaquer sans craintes au col du Lukmanier. A peine 2 heures plus tard, me voici au sommet, où le vent souffle avec violence. Cependant, sur le versant sud, le soleil et la douceur sont au rendez-vous. Ils ne vont pas me quitter pendant 2 semaines. La descente sur le Val Blenio est rapide et j'atteins sans encombre Biasca, puis ce sont les murailles de Bellinzona qui se profilent. Je ne m'attarde pas car j'ai prévu de traverser tout le Tessin jusqu'à Lugano. Je dois ainsi franchir la seconde difficulté de la journée, le col du Monte Ceneri, sur une route très fréquentée mais fort heureusement large et en excellent état. La vue sur la vallée et au loin Locarno et son lac est superbe. A la tombée de la nuit, j'arrive finalement tout près de la frontière italo-suisse, où je suis accueilli chaleureusement par Stefano et Larissa, un couple de baroudeurs extrêmement accueillants. 

 

Caslano - Pavia    

130 km 

  

Très longue journée en perspective, qui commence de la meilleure des façons possible en longeant le superbe lac de Lugano en direction de Varese. Je visite la basilique San Vittorio mais ne peux pas trop m'attarder en raison du chemin qui m'attend.  Après une pause à Busto Arsizio, j'entre à Magenta où je m'égare quelque peu. Je prends ainsi une mauvaise direction qui me fait faire un long détour, en direction de Mortara, où j'étais déjà passé l'année dernière. J'arrive finalement à Pavie mais l'heure trop tardive m'empêche de trouver un hébergement à l'hospice S. Maria comme je l'avais prévu.


 

 

Gênes - Finale Ligure    

70 km 

 

Je prends le temps de flâner la matinée dans l'ancienne capitale lombarde puis prends le train jusqu'à Gênes. Cette grande ville portuaire est très peu configurée pour les cyclistes. Comme la journée avance je rejoins finalement le port et suis le flot ininterrompu de véhicules en direction de l'ouest, sur la Via Aurelia. Par bonheur ce n'est plus la pleine saison touristique et la circulation devient moins dense au fur et à mesure que je m'éloigne la la capitale ligure. Je profite des paysages superbes du bord de mer et passe la nuit, fourbu mais heureux, à Finale Ligure, une jolie petite station balnéaire.

 

 

 

Finale Ligure - Garessio - Taggia    

110 km 

 

Aujourd'hui je décide de laisser un peu de côté cette Via Aurelia si fréquentée pour trouver du calme et de l'air plus respirable dans les montagnes. Je bifurque à Loano et prend la direction de Balestrino. La route offre comme espéré des points de vue somptueux sur les montagnes et la mer au loin. Je passe devant un mémorial rappelant la grande bataille de Loano opposant en 1795 les combats opposant l'armée napoléonienne et austro-sarde. Après cette longue montée je me fais plaisir en descendant à tombeau ouvert jusqu'à Castelvecchio. Le temps d'admirer son superbe château et me voici à nouveau en route pour le col San Bernardo, à 963 m de haut. Je bénéficie par chance de conditions optimales, ni trop froid ni surtout trop chaud. Passé le col je fais ainsi une petite incursion dans le Piémont, à Garessio puis Ponte Nava et c'est finalement le retour en suivant le Tanaro, par une grande route avec une succession impressionnante de tunnels et de'ouvrages d'art jusqu'à la ville d'Imperia. Je retrouve ainsi la vie trépidante de la Via Aurellia et sa succession de villes et stations balnéaires. C'est finalement à Taggia que je passe la nuit, dans une petit hôtel familial où le patron me fait goûter son pain et son huile d'olive maison au petit déjeuner.

 

 

 

La suite de mon voyage sur la Via Aurelia est relatée ici 

La Via Francisca constituait un itinéraire très prisé pour les pèlerins se rendant à Rome depuis l'Allemagne. Ils passaient par Konstanz et pouvaient franchir les Alpes durant une bonne partie de l'année par le col du Lukmanier, beaucoup moins haut que le col du Grand-St-Bernard. De nos jours il est ouvert toute l'année sauf grosses intempéries. Cette voie a été balisée il y a tout juste 20 ans, ce qui m'a décidé à l'explorer après avoir suivi la Via Francigena "classique" l'année dernière. Au lieu de retourner à Rome, j'ai eu l'envie de suivre la Via Aurelia avec pour but l'autre cité des papes, Avignon. 

Via Francisca et Aurelia